Visa travail pour la Thaïlande (B) et permis de travail

Faits vérifiés le 2 novembre 2026 sur les sources officielles · Par La rédaction

Être payé pour travailler en Thaïlande demande deux autorisations distinctes : un visa d’entrée adapté, et un permis de travail délivré par le ministère thaïlandais du Travail. Cette page explique comment elles s’articulent pour un résident français.

Pour occuper un emploi en Thaïlande, vous demandez à l’ambassade de Paris un visa Non-immigrant B (90 jours, une entrée), avec la lettre d’approbation du ministère thaïlandais du Travail (formulaire WP32). Le permis de travail est ensuite obligatoire pour exercer. Certains métiers restent fermés aux étrangers, et travailler sans permis expose à une amende puis à un renvoi du pays.

Le visa B à l’ambassade de Paris

Le visa B s’adresse aux personnes qui vont travailler en Thaïlande. Il donne 90 jours de séjour pour une entrée et se prolonge sur place. Les pièces de base sont communes : passeport, photo, justificatif de domicile et preuve de ressources de au moins 1 000 € sur les 3 derniers mois. Le reste dépend de votre situation.

SituationPièces propresFrais à Paris
Emploi en ThaïlandeFormulaire WP32 (lettre d’approbation du ministère du Travail) ou permis de travail en cours70 €
Emploi dans une entreprise soutenue par le BOILettre d’approbation du Board of Investment70 €
EnseignantApprobation du ministère de l’Éducation, lettre d’embauche, casier judiciaire de moins de 3 mois70 €
Mission professionnelleLettre d’invitation de l’entreprise thaïlandaise ; ressources de au moins 1 000 € sur les 3 derniers mois pour une entrée ou de 4 000 € pour des entrées multiples70 € (une entrée) ou 175 € (entrées multiples, un an)
Visites fréquentes sur 3 ansRessources de au moins 100 000 € sur 3 mois et dossier complet de l’entreprise350 €

Source : ambassade de Thaïlande à Paris, page « Non-immigrant B » (non datée). Relevé du 02/11/2026.

Le portail e-Visa, qui fixe la règle générale pour toutes les ambassades, demande pour un emploi des ressources de au moins 30 000 bahts et le WP32 ou un permis de travail. Pour un dossier déposé à Paris, ce sont les pièces de l’ambassade qui comptent.

La prolongation d’un an sur place

Une fois en Thaïlande, le visa B peut être prolongé d’un an au plus pour motif professionnel. L’immigration de Bangkok pose plusieurs conditions :

  • un revenu minimum, fixé par un barème (annexe A de sa page) ;
  • une entreprise au capital libéré d’au moins 2 millions de bahts, avec des comptes certifiés ;
  • au moins 4 salariés thaïlandais permanents pour 1 étranger, avec des exceptions prévues.

Chaque prolongation coûte 1 900 bahts.

Le permis de travail : le cadre légal

Le travail des étrangers est encadré par un décret d’urgence de 2017 (B.E. 2560), modifié par un second décret de 2018 (B.E. 2561). Le Département de l’emploi (DOE) en publie une traduction anglaise, mais précise qu’elle n’a aucune valeur légale : seul le texte thaï fait foi.

Une notification du ministère du Travail du 01/04/2020 liste les métiers interdits aux étrangers, en quatre listes. La première regroupe 27 métiers strictement interdits, parmi lesquels :

  • le massage thaï ;
  • le métier de guide touristique ;
  • la coiffure et les soins de beauté ;
  • la conduite de véhicules (sauf pilote de ligne international et cariste) ;
  • le travail de bureau et de secrétariat ;
  • les services juridiques, sauf l’arbitrage.

Les trois autres listes concernent des métiers ouverts sous conditions, par exemple la comptabilité, le génie civil, l’architecture, l’agriculture, la construction ou la vente en boutique. Nous n’avons pas recherché en détail les modifications postérieures à 2020 : vérifiez votre cas auprès du DOE ou d’un avocat.

Travailler sans permis : les sanctions

  • Pour l’étranger : une amende de 5 000 à 50 000 bahts, puis un renvoi rapide du pays une fois l’amende payée (section 101 du décret modifié).
  • Pour l’employeur : 10 000 à 100 000 bahts par étranger employé sans permis ; en cas de récidive, jusqu’à un an de prison ou 50 000 à 200 000 bahts par étranger (ou les deux), et l’interdiction d’employer un étranger pendant 3 ans (section 102).

France Diplomatie ajoute que le travail sans permis fait partie des motifs d’expulsion rapide prévus par un règlement entré en vigueur le 28/08/2026. Le texte consolidé publié par le Département thaïlandais de l’emploi ajoute qu’une personne condamnée pour avoir travaillé sans permis ne peut pas obtenir de permis de travail avant 2 ans (article 64/1).

Télétravail pour un employeur français

Si vous travaillez à distance pour une entreprise établie hors de Thaïlande, le visa B n’est pas la bonne porte d’entrée. Le DTV prévoit une catégorie « Workcation » pour ce cas : voir DTV pour télétravailleurs et nomades digitaux. Les très hauts revenus peuvent aussi regarder le LTR, qui inclut un permis de travail numérique pour certaines catégories. Le panorama complet de ce qui est permis est sur la page Travailler en Thaïlande : ce qui est permis.

Sources officielles

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