Visa DTV Thaïlande : le guide complet (2026)

Faits vérifiés le 1er novembre 2026 sur les sources officielles · Par La rédaction

Le DTV, pour « Destination Thailand Visa », permet de vivre plusieurs mois d’affilée en Thaïlande sans enchaîner les sorties du territoire. Ce guide rassemble ce que disent les textes officiels, pour un lecteur qui réside en France.

Le DTV est un visa de 5 ans à entrées multiples. Il vise trois publics : les personnes qui travaillent à distance pour l’étranger, celles qui suivent une activité thaïlandaise comme le muay thaï, la cuisine ou des soins médicaux, et la famille proche d’un titulaire. Chaque entrée donne droit à 180 jours de séjour, prolongeables une fois sur place. Depuis la France, la demande se fait en ligne et elle est traitée par l’ambassade de Thaïlande à Paris.

Ce qui a changé le 31/08/2026. Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères exige désormais une preuve de résidence permanente dans le pays où la demande est déposée, ainsi qu’un extrait de casier judiciaire. Concrètement, un résident français dépose sa demande à Paris, et il doit se trouver en France, à Monaco ou en Algérie au moment où le visa lui est délivré. Les dossiers envoyés avant cette date restent traités selon les anciennes règles.

Le DTV en un coup d’œil

PointCe que disent les sources officielles
Validité5 ans, entrées multiples
Durée de chaque séjour180 jours au plus par entrée
ProlongationUne fois, auprès de l’immigration thaïlandaise, pour 180 jours au plus
Frais à l’ambassade de Paris350 €, jamais remboursés
Délai de traitement à Parisenviron 4 semaines
Où déposerSur le portail thaievisa.go.th, auprès de l’ambassade de Paris pour les résidents de France, de Monaco et d’Algérie
Depuis la ThaïlandeDemande impossible

Sources : portail e-Visa du ministère thaïlandais des Affaires étrangères, ambassade de Thaïlande à Paris, fiche du ministère du 29/05/2024. Relevé du 01/11/2026.

Qui peut demander le DTV ?

Le portail officiel thaïlandais range les demandeurs dans trois catégories. Le détail de chacune est sur notre page Qui peut demander le DTV ?

  • « Workcation » : le nomade numérique, le télétravailleur, le freelance ou le profil que la Thaïlande appelle « foreign talent ». L’activité se fait pour une entreprise établie à l’étranger. Voir DTV pour télétravailleurs et nomades digitaux.
  • Les activités de « soft power » thaïlandais : l’ambassade de Paris cite le muay thaï et les arts martiaux, les cours de cuisine, le sport, les soins médicaux, les formations, les séminaires, les expositions d’art et de musique. La fiche de lancement du ministère mentionne aussi les festivals de musique. Voir nos pages muay thaï, cours de cuisine et soins médicaux.
  • La famille d’un titulaire : son conjoint et ses enfants de moins de 20 ans. Voir DTV pour le conjoint et les enfants.

Deux précisions utiles. Un enfant inscrit dans une école internationale en Thaïlande doit demander un visa étudiant (Non-immigrant ED), pas un DTV : c’est la règle de l’ambassade de Paris, détaillée sur notre page Visa étudiant (ED). Et aucun âge minimum pour le demandeur principal n’apparaît sur les pages officielles que nous avons consultées.

Ce qui a changé en 2026

Trois annonces officielles de l’année touchent directement les personnes qui envisagent un long séjour.

  • 28/08/2026 : selon France Diplomatie, un nouveau règlement thaïlandais permet des expulsions rapides, notamment après une condamnation pour séjour irrégulier, travail sans permis ou faux et usage de faux.
  • 31/08/2026 : la preuve de « localisation actuelle » demandée jusque-là est remplacée par une preuve de résidence permanente, et le casier judiciaire devient obligatoire. Le passage par un pays voisin où l’on n’est que de passage ne correspond donc plus aux règles.
  • 15/09/2026 : l’entrée sans visa des Français passe de 60 à 30 jours, pour le tourisme seulement, avec au plus deux entrées sans visa par année civile. Au-delà de 30 jours, un visa est obligatoire. Voir Entrer en Thaïlande sans visa.

On lit parfois qu’une vague de refus viserait le DTV, ou que le visa serait sur le point d’être supprimé. Au 01/11/2026, nous n’avons trouvé aucune annonce officielle en ce sens.

Les documents demandés à Paris

Le portail rappelle que chaque ambassade fixe sa propre liste. Pour un résident français, c’est donc celle de l’ambassade de Paris qui compte. Elle demande :

  • la page d’identité d’un passeport valable au moins 6 mois à la date du départ ;
  • une photo d’identité officielle en couleur de moins de 6 mois ;
  • la déclaration d’impôt la plus récente, comme preuve de résidence permanente ;
  • un relevé bancaire officiel des 3 derniers mois, avec un solde créditeur non bloqué ;
  • un casier judiciaire vierge de moins de 3 mois ;
  • les justificatifs propres à votre catégorie : attestation de l’employeur, preuves d’activité de l’auto-entrepreneur, lettre de l’organisme d’accueil, rendez-vous à l’hôpital ou actes d’état civil.

Les pièces doivent être en anglais ou en thaï. Un document de plusieurs pages se fusionne en un seul fichier, en PDF de préférence. La liste complète, catégorie par catégorie, est sur notre page Les documents à fournir.

Le montant du relevé bancaire reste flou. L’ambassade de Paris écrit « minimum de 15 000 euros/par mois, au cours des 3 derniers mois », une formule qui se lit de deux façons, alors que le portail officiel parle de 500 000 bahts. Nous expliquons ce point sur la page Relevé bancaire et ressources exigées. Pour le casier, voyez Casier judiciaire : lequel fournir.

La demande, en résumé

Seule l’ambassade de Paris délivre des visas pour la France, Monaco et l’Algérie. Les consulats honoraires de Marseille, de Lyon et de Monaco n’en délivrent plus. L’ambassade n’accepte que les résidents permanents de ces trois pays ; si vous n’avez pas la nationalité française, monégasque ou algérienne, vous joignez votre titre de séjour.

  1. Vous vérifiez votre catégorie et rassemblez les pièces.
  2. Vous créez un compte sur thaievisa.go.th, remplissez le formulaire, envoyez les fichiers et payez par carte.
  3. Le passeport reste en principe chez vous, sauf si l’ambassade vous convoque à un entretien.
  4. Vous restez en France, à Monaco ou en Algérie jusqu’à la délivrance du visa.
  5. Vous téléchargez le visa approuvé et vous l’imprimez.

Le pas à pas détaillé, avec les pièges de chaque étape, se trouve sur la page Demander le DTV depuis la France. Les coordonnées de l’ambassade sont sur notre page Ambassade de Thaïlande à Paris.

Combien ça coûte et combien de temps ça prend

Frais de visa à l’ambassade de Paris : 350 €. Ce montant convertit un tarif de référence thaïlandais de 10 000 bahts, que chaque ambassade traduit dans sa monnaie. Les frais ne sont jamais remboursés, même en cas de refus.

Délai de traitement annoncé par l’ambassade : environ 4 semaines. Il s’allonge si le dossier est incomplet ou pendant les périodes chargées, avant Noël et en été. L’ambassade conseille de déposer 2 à 3 mois avant le départ, et pas plus de 3 mois avant. Le détail, y compris la question des frais de prolongation, est sur la page Prix et délais du DTV.

Une fois en Thaïlande

Le DTV ne dispense d’aucune formalité de séjour. À chaque entrée, tout étranger remplit la TDAC, la carte d’arrivée numérique, gratuitement et dans les 72 heures qui précèdent l’arrivée : voir TDAC : la carte d’arrivée en ligne.

  • 180 jours par entrée, puis une prolongation possible de 180 jours au plus auprès de l’immigration. Après ces deux périodes, il faut sortir du pays ; le même visa permet de revenir tant qu’il est valable.
  • Déclaration des 90 jours (formulaire TM.47) : au-delà de 90 jours de présence, vous déclarez votre adresse tous les 90 jours. Voir Déclaration des 90 jours et adresse (TM30).
  • TM.30 : la personne qui vous loge (propriétaire, hôtel, chef de famille) déclare votre présence dans les 24 heures.
  • Impôts : un séjour de plus de 180 jours dans l’année fiscale peut faire de vous un résident fiscal thaïlandais. Voir Impôts et résidence fiscale.

Tout cela est développé sur la page 180 jours, prolongation, sorties : vivre avec le DTV.

Ce que le DTV ne permet pas

  • Travailler pour une entreprise thaïlandaise. L’ambassade de Thaïlande à Singapour écrit que le télétravail concerne une entreprise à l’étranger, pas en Thaïlande. L’ambassade de Paris rappelle que travailler sans autorisation expose à une amende, à l’expulsion et à une interdiction de retour. Voir Travailler en Thaïlande : ce qui est permis.
  • Déposer la demande depuis la Thaïlande. Le portail indique que la demande n’est possible que si vous n’êtes pas dans le pays.
  • Changer de passeport sans conséquence. Le visa électronique ne peut pas être transféré sur un nouveau passeport.

Pourquoi des demandes sont refusées

L’ambassade de Paris cite elle-même plusieurs causes : un document falsifié ou jugé « non crédible », un départ de France avant la délivrance, un demandeur qui ne réside pas de façon permanente en France, à Monaco ou en Algérie. Un dossier incomplet, lui, ralentit le traitement. Aucune statistique officielle de refus n’est publiée. Les motifs et les moyens de les éviter sont détaillés sur la page Refus de DTV.

France Diplomatie signale aussi que des officines spécialisées dans les prolongations ont fabriqué de faux visas, ce qui a exposé leurs clients à des poursuites.

Les points que les sources officielles laissent ouverts

Plusieurs questions importantes n’ont pas de réponse officielle claire au 01/11/2026. Nous les signalons plutôt que de deviner :

  • le montant exact des ressources à Paris, à cause de la formule ambiguë de l’ambassade ;
  • la prolongation : possible une fois, mais les textes ne disent pas si c’est une fois par entrée ou une fois pour toute la durée du visa ;
  • les frais de prolongation propres au DTV, non publiés ;
  • les clients thaïlandais d’un freelance, que les textes n’abordent pas en toutes lettres ;
  • le télétravail d’une personne entrée au titre du « soft power », non tranché ;
  • le casier des jeunes enfants, sur lequel Paris n’a rien publié.

Sur chacun de ces points, la seule réponse fiable pour votre dossier est celle de l’ambassade ou de l’immigration. Nous mettrons ce guide à jour dès qu’un texte officiel les précisera.

Faire soi-même ou déléguer ?

Vous pouvez tout faire seul : le portail est accessible à tous et vous ne payez alors que les frais de l’ambassade. L’ambassade de Paris accepte aussi qu’une agence établie en France, à Monaco ou en Algérie dépose la demande pour ses clients, à condition d’avoir un compte « agency » et d’être autorisée par elle. Elle indique en avoir autorisé « environ une vingtaine », sans en publier la liste.

Siam Steps est un site d’information privé, sans lien avec le gouvernement thaïlandais ni avec ses ambassades. Pour ceux qui préfèrent confier le dépôt, nous proposons une mise en relation, décrite sur notre page dédiée.

Déléguer ma demande Faire soi-même reste possible, sans frais en dehors des frais officiels.

Pour situer le DTV parmi les autres visas longs (retraite, LTR, Thailand Privilege), voyez notre comparatif des visas longs. Les réponses courtes aux questions les plus posées sont sur la page DTV : vos questions, nos réponses.

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