DTV, retraite, LTR ou Privilege : le comparatif des visas longs

Faits vérifiés le 1er novembre 2026 sur les sources officielles · Par La rédaction

Vous voulez passer six mois ou plus chaque année en Thaïlande ? L’entrée sans visa, limitée à 30 jours, ne suffit plus. Quatre visas longs répondent à ce besoin : nous les comparons point par point, d’après les sources officielles.

Le DTV convient aux personnes qui travaillent à distance pour l’étranger ou suivent une activité thaïe : 180 jours par entrée pendant 5 ans. Le visa retraite O-A vise les 50 ans et plus, avec des ressources modestes comparées au LTR. Le LTR, sur 10 ans, est réservé aux hauts revenus et aux gros patrimoines. Thailand Privilege s’achète sous forme d’adhésion, à partir de 650 000 bahts.

Le tableau comparatif

PointDTVRetraite O-ALTRThailand Privilege
DuréeVisa valable 5 ans1 an, puis prolongations d’un an sur place10 ans (5 + 5)5 à 20 ans selon la formule
Séjour par entrée180 jours, prolongeables une fois de 180 joursUn anNon relevéUn an (visa PE)
Pour quiTélétravailleurs pour l’étranger, activités de « soft power », famille d’un titulaire50 ans et plusPatrimoine élevé, retraités aisés, salariés à distance de grands groupes, expertsAcheteurs d’une adhésion
Ressources demandéesRelevé bancaire : montant à faire préciser (voir plus bas)2 000 € par mois ou 24 000 € par demandeur (Paris)au moins 80 000 dollars US par an pour la plupart des catégoriesPrix de l’adhésion
Assurance santéAbsente de la liste de Paris100 000 dollars US ou 3 000 000 de bahtsau moins 50 000 dollars US (ou sécurité sociale thaïlandaise, ou 100 000 dollars US sur un compte depuis 12 mois)Non relevée
Casier judiciaireOui, moins de 3 moisOui, moins de 3 moisNon relevéNon relevé
Frais de visa à Paris350 €175 €1 750 €aucun frais de visa, adhésion dès 650 000 bahts
Déclaration d’adresseTous les 90 joursTous les 90 joursUne fois par anTous les 90 jours
Permis de retourVisa à entrées multiples : chaque retour ouvre un nouveau séjourNécessaire après une prolongation sur placePas nécessaireNon relevé
TravailÀ distance, pour une entreprise à l’étrangerInterditPermis de travail numérique pour certaines catégoriesNon prévu sur les pages consultées

Sources : ambassade de Thaïlande à Paris (pages DTV, O-A, LTR, autres visas), ltr.boi.go.th, thailandprivilege.co.th, immigration de Bangkok. Relevés des 01 et 02/11/2026. « Non relevé » : le point ne figure pas dans les pages officielles que nous avons consultées.

Le DTV : la formule des télétravailleurs et des passionnés

Le DTV donne 180 jours de séjour à chaque entrée pendant 5 ans, avec une prolongation possible de 180 jours auprès de l’immigration. Pour quelqu’un qui partage son année entre la France et la Thaïlande, c’est une formule simple à vivre : un seul visa, et chaque nouvelle entrée ouvre un nouveau séjour tant que le visa est valable.

Il exige de rentrer dans l’une des trois catégories officielles (télétravail, activité de « soft power » comme le muay thaï ou la cuisine, famille d’un titulaire), un casier judiciaire et une preuve de résidence en France. Le montant du relevé bancaire reste ambigu à Paris : l’ambassade écrit « minimum de 15 000 euros/par mois, au cours des 3 derniers mois », le portail officiel parle de 500 000 bahts.

Pour aller plus loin : le guide du DTV, qui peut le demander, le DTV pour les télétravailleurs et la demande depuis la France.

Le visa retraite O-A : le plus accessible après 50 ans

L’O-A donne un an de séjour à entrées multiples. Ensuite, la prolongation d’un an se demande en Thaïlande, chaque année, avec des conditions en bahts : 65 000 bahts par mois de revenus, ou 800 000 bahts déposés dans une banque thaïlandaise. Le dossier de départ demande aussi une assurance santé, un certificat médical et un casier judiciaire.

C’est un visa d’installation : il suppose de vivre l’essentiel de l’année en Thaïlande et de gérer chaque année la prolongation et le permis de retour. Le détail est sur la page Visa retraite (O et O-A).

Le LTR : 10 ans pour les hauts revenus

Le LTR offre la durée la plus longue des quatre visas sans adhésion à acheter, et des avantages concrets : déclaration d’adresse annuelle, pas de permis de retour, file rapide à l’aéroport. En contrepartie, ses seuils sont élevés, exprimés en dollars US, et doivent être maintenus pendant toute la durée du visa. La catégorie « Wealthy Pensioner » s’adresse aux retraités dont les revenus passifs atteignent au moins 80 000 dollars US par an. Voir Visa LTR.

Thailand Privilege : payer pour simplifier

Ici, pas de visa classique : vous achetez une adhésion de 5 à 20 ans auprès d’une entreprise d’État, qui vous permet ensuite d’obtenir un visa d’un an par entrée, sans frais à l’ambassade. Le prix d’entrée est élevé, et les tarifs affichés sur le site du programme ne sont pas datés : vérifiez-les avant d’acheter. Voir Thailand Privilege.

Quel visa selon votre profil

  • Vous travaillez à distance pour une entreprise établie hors de Thaïlande : le DTV est conçu pour vous. Le LTR « Work-from-Thailand » ne concerne que les salariés de très grandes entreprises aux revenus élevés.
  • Vous avez 50 ans ou plus et vivez de votre retraite : l’O-A, ou le Non-O retraite de 90 jours prolongé sur place. Le LTR « Wealthy Pensioner » si vos revenus passifs atteignent ses seuils.
  • Vous suivez un stage de muay thaï, de cuisine ou des soins : le DTV, catégorie « soft power ». Voir DTV et muay thaï.
  • Vous ne rentrez dans aucune de ces cases : Thailand Privilege, si le budget suit. Ses conditions d’adhésion ne sont pas détaillées dans notre relevé.

Et les impôts ? Selon la page anglaise du Département thaïlandais des impôts, une personne qui séjourne « plus de 180 jours » dans l’année fiscale est résidente fiscale en Thaïlande ; le seuil exact du texte thaï reste à vérifier. Aucun des quatre visas ne change cette règle par lui-même. Avant un long séjour, voyez Impôts et résidence fiscale et consultez un conseiller fiscal pour votre cas.

Enchaîner les entrées sans visa n’est pas une alternative : les règles sur le nombre d’entrées par an sont floues, et France Diplomatie qualifie d’illégale la multiplication des allers-retours. Voir Prolonger son séjour.

Sources officielles

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