Qui peut demander le DTV ?

Faits vérifiés le 1er novembre 2026 sur les sources officielles · Par La rédaction

Le DTV n’est pas ouvert à tout le monde : il faut entrer dans l’une des trois catégories prévues par la Thaïlande et remplir quelques conditions communes. Voici lesquelles, d’après les textes officiels.

Peuvent demander le DTV : les personnes qui travaillent à distance pour l’étranger, celles qui viennent suivre une activité thaïlandaise (muay thaï, cuisine, soins médicaux, formation…), et le conjoint ou les enfants de moins de 20 ans d’un titulaire. Dans tous les cas, il faut aussi prouver des ressources, une résidence permanente dans le pays de dépôt et un casier judiciaire.

Catégorie 1 : la « Workcation »

Le mot mélange « work » (travail) et « vacation » (vacances). Le portail thaïlandais y range quatre profils : le nomade numérique, le télétravailleur salarié (« remote worker »), le freelance et le « foreign talent », c’est-à-dire un professionnel étranger qualifié.

Le point commun : l’activité est exercée pour l’étranger. L’ambassade de Thaïlande à Singapour le dit clairement, le télétravail vise une entreprise hors de Thaïlande. À Paris, le salarié fournit d’ailleurs une attestation d’un employeur en France. Pour les justificatifs et les limites de cette catégorie, voyez notre page DTV pour télétravailleurs et nomades digitaux.

Catégorie 2 : le « soft power » thaïlandais

Cette catégorie concerne les personnes qui viennent pratiquer ou apprendre une activité liée à la culture thaïlandaise. Le portail donne trois exemples : le muay thaï, les cours de cuisine thaïe et les soins médicaux. L’ambassade de Paris donne une liste plus longue :

  • muay thaï et arts martiaux ;
  • cours de cuisine ;
  • cours et pratique sportifs ;
  • soins médicaux ;
  • formations et séminaires ;
  • expositions d’art et de musique.

La fiche de lancement du ministère des Affaires étrangères, datée du 29/05/2024, cite aussi les festivals de musique. Dans tous les cas, il faut une preuve d’inscription ou un rendez-vous médical. Trois pages détaillent les cas les plus fréquents : le muay thaï, les cours de cuisine et les soins médicaux.

Peut-on télétravailler en étant entré dans la catégorie « soft power » ? Aucun texte officiel ne tranche la question à ce jour. En cas de doute, posez-la à l’ambassade avant de déposer.

Catégorie 3 : le conjoint et les enfants

Le conjoint et les enfants de moins de 20 ans d’une personne qui détient déjà un DTV peuvent l’obtenir à leur tour. Ils fournissent le visa du titulaire et un acte qui prouve le lien familial. Une exception compte pour les parents : un enfant inscrit dans une école internationale en Thaïlande relève du visa étudiant Non-immigrant ED, selon l’ambassade de Paris (voir Visa étudiant (ED)). Tout est expliqué sur la page DTV pour le conjoint et les enfants.

Les conditions communes à toutes les catégories

Quelle que soit votre catégorie, le portail officiel demande :

  • des ressources : des relevés bancaires des 3 derniers mois avec un solde d’au moins 500 000 bahts ou l’équivalent, ou bien une lettre de prise en charge. L’ambassade de Paris a sa propre formulation, ambiguë, et limite la prise en charge par un garant : voir Relevé bancaire et ressources exigées ;
  • une preuve de résidence permanente dans le pays où la demande est déposée. À Paris, c’est la déclaration d’impôt la plus récente ;
  • un extrait de casier judiciaire, du pays de nationalité ou du pays de dépôt. Paris le veut vierge et de moins de 3 mois : voir Casier judiciaire ;
  • un passeport valable au moins 6 mois à la date du départ, selon l’ambassade de Paris.

Les deux conditions sur la résidence et le casier datent du 31/08/2026. Avant, il suffisait de prouver où l’on se trouvait au moment de la demande, ce qui permettait de déposer depuis un pays voisin de la Thaïlande. Ce n’est plus prévu par les règles officielles : on dépose là où l’on réside de façon permanente.

Qui dépose à Paris ?

L’ambassade de Paris est la seule compétente pour la France, Monaco et l’Algérie, et elle ne traite que les demandes des résidents permanents de ces pays. La nationalité ne compte pas en elle-même : un étranger qui vit en France dépose aussi à Paris, en joignant son titre de séjour. À l’inverse, un Français installé ailleurs dépend de l’ambassade thaïlandaise de son pays de résidence, avec la liste de pièces propre à celle-ci.

Une condition pratique s’ajoute : le demandeur doit être physiquement en France, à Monaco ou en Algérie au moment de la délivrance du visa. Et la demande ne peut jamais être faite depuis la Thaïlande.

Les points que les textes ne règlent pas

  • Âge minimum du demandeur principal : non publié sur les pages officielles consultées le 01/11/2026. Des sites privés avancent un chiffre que nous n’avons pas pu vérifier.
  • Durée minimale d’un stage ou d’une formation pour la catégorie « soft power » : aucune durée n’apparaît dans les sources officielles consultées.
  • Liste fermée ou ouverte des activités : le portail présente le muay thaï, la cuisine et les soins comme des exemples, et aucune source consultée ne dit si la liste est limitative. Pour une activité qui n’y figure pas, interrogez l’ambassade.

Pour un cas particulier (refus passé, condamnation, situation familiale atypique), nous ne pouvons pas vous dire si votre dossier sera accepté : seule l’ambassade décide, et un avocat peut vous conseiller.

Le DTV, ou un autre visa ?

Pour un séjour touristique de moins de 30 jours, un Français n’a pas besoin de visa depuis le 15/09/2026 (voir Entrer en Thaïlande sans visa). Pour une retraite, un séjour lié à un emploi en Thaïlande ou une installation de longue durée, d’autres visas existent : notre comparatif des visas longs les met côte à côte. Pour la vue d’ensemble du DTV, revenez au guide complet.

Sources officielles

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